DPE, audit énergétique : des études préalables à toute démarche de sobriété thermique - 24/03/2026

Une étude récente a brossé le portrait des nouveaux adeptes du confort sobre, soit de ménages qui chauffent moins, tout en conservant un confort thermique suffisant. La sobriété thermique est une pratique que nombre de ménages aux profils très différents choisissent. Une étude sociologique récente conduite par Leroy Merlin Source et Octopus Energy le démontre de manière exemplaire. En effet, elle ne s’est pas contentée de mesurer des températures ou des économies d’énergie. Elle s’est intéressée aux motivations profondes, aux trajectoires de vie et aux comportements concrets de quatorze familles engagées pendant un hiver entier dans une démarche de chauffage réduit. Comprendre ce qui pousse ou freine un foyer à reconsidérer son rapport à la chaleur domestique est riche d’enseignements. Elle nous rappelle aussi que la réussite de tout projet de sobriété thermique repose aussi sur des évaluations pertinentes, comme le diagnostic de performance énergétique (DPE) et l’audit énergétique.
Démarche de sobriété thermique : quatre profils et la conviction qu’on peut faire autrement
L’analyse du sociologue Gaëtan Brisepierre au sein de l’expérimentation lancée par Leroy Merlin Source en partenariat avec Octopus Energy identifie quatre grands profils parmi les participants retenus. Le premier, désigné par « l’économe », cherche avant tout à alléger une facture d’énergie qui pèse lourdement sur le budget. Avant le programme, ce profil de participant pratiquait déjà des gestes d’économie d’énergie conséquents. Le second, « le transitionneur », a engagé depuis plusieurs années une transformation écologique globale de son mode de vie. Il mange local, dispose d’un potager et a effectué une reconversion professionnelle. Il voit dans ce programme l’occasion d’agir enfin sur le chauffage, un levier qu’il n’a pas encore exploré. Le troisième profil, soit « le matérialiste repenti », installé dans un grand logement bien équipé, aspire à une profonde remise en question de ses habitudes de consommation. C’est lui qui opère les changements les plus radicaux. Enfin, « le techno-solutionniste »associe sobriété et optimisation technique. Il est moins enclin à modifier ses comportements et il préfère piloter ses équipements plutôt que de changer ses usages.
Dans tous les cas, ce qui relie tous ces profils, c’est un goût pour la réflexivité et une disponibilité mentale à se remettre en question, deux conditions que l’étude identifie comme essentielles pour une adoption réussie de la sobriété thermique.
En quoi le DPE et l’audit énergétique participent pleinement au choix de sobriété thermique ?
Quel que soit le profil de celui qui choisit la sobriété thermique, sa démarche gagne en efficacité lorsqu’elle s’appuie sur une connaissance précise de son logement. L’étude note que l’isolation thermique du bâti conditionne directement les marges de manœuvre des occupants. Ainsi, un appartement bénéficiant des apports de chaleur des voisins, un logement ensoleillé en façade sud ou une maison récemment isolée permettent de réduire le chauffage sans ressentir d’inconfort. À l’inverse, un bien classé F ou G au DPE présente des défauts structurels, tels que des déperditions par les murs, les combles ou les fenêtres, qui rendent toute sobriété thermique inconfortable, voire risquée. Faire réaliser un DPE par un diagnostiqueur immobilier certifié avant de se lancer dans un projet de sobriété thermique est un choix très judicieux. En effet, comprendre son logement doit précéder toute modification de comportements. De plus, si ce diagnostic révèle des défauts importants, un audit énergétique permettra de les identifier avec précision et de concevoir un programme de travaux de rénovation énergétique adapté pour y remédier durablement.
Retour aux actualités
DEVIS
GRATUIT
